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Le terme Borderline

borderline

Le terme borderline (ligne frontière) désignait à l’origine un trouble situé entre la névrose et la psychose. Aujourd’hui, on sait que le trouble de la personnalité borderline constitue une entité clinique reconnaissable, bien que certaines de ses caractéristiques se retrouvent dans d’autres maladies.

En apparence: « Une personne qui oscillerait entre un comportement d’adulte et un comportement semblant enfantin. Le comportement d’adulte du Borderline s’effrite subitement et sans provocation apparente en des pleurs ou une colère d’enfant perturbé. Impression parfois que la personne a 5 ans. »

En réalité: Le trouble de la personnalité borderline est un trouble de l’émotion. Une personne qui aurait tendance à réagir avec un niveau d’intensité plus important que pour d’autres, pouvant passer du calme à soudainement l’anxiété, la colère et la rage. Les changements d’humeur soudain, sautes d’humeurs intériorisées ou pas sont fréquentes sans comprendre l’élément déclencheur.

  • Souffrance d’une perturbation marquée dans leur rapport à eux-mêmes et aux autres, articulée autour d’un immense sentiment de vide et de solitude, d’une angoisse de l’abandon, de changements brusques d’humeur, très empreints de rage et de colère, de mécanismes de régulation du contact qui atténuent ces intenses déflagrations menant sinon à une dépression profonde. Ils sont dans une relation de dépendance affective par rapport à l’autre, puisque leur Moi est lacunaire et que l’autre sert à combler cette lacune.
  • Le chaos intérieur, le désespoir et l’impuissance face à un objet inaccessible, le sentiment de vide chronique, l’angoisse diffuse et permanente déclenchent des épisodes dépressifs et rendent le risque suicidaire majeur. Il y a altération de la manière de vivre la réalité mais avec une préservation de l’épreuve de réalité. Coexistent la colère comme principal ou seul affect, un défaut dans les relations affectives, l’absence de signe d’une identité de soi, ainsi qu’un état de dépression et de solitude.

chaos interieur

Prévalence : 2% de la population générale seraient touchés par cette maladie, 2 à 3 fois plus fréquente chez les femmes. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime quant à elle que le trouble borderline affecte entre 2 et 4% de la population générale. Selon l’Association Américaine de Psychiatrie, 10% des consultations psychiatriques externes, 15 à 20 % des personnes hospitalisées en psychiatrie et 30 à 60% des patients présentant un trouble de la personnalité auraient un trouble borderline. Enfin, 18% des lycéens seraient concernés.

Les troubles commencent souvent à l’adolescence même si parfois quelques années auparavant ou pendant l’enfance, on peut observer des comportements parfois excessifs, très entiers, blanc ou noir, déjà dans un besoin de se faire violence en refusant des cadeaux, en s’opposant, en détruisant des objets, en en cachant d’autres sans parfois se souvenir de leurs actes. L’intensité de leurs actes interpelle et peut faire penser à un trouble bipolaire ou à une pathologie psychotique. Leur état est souvent épuisant autant pour eux-mêmes que pour leurs proches sans en connaître le commencement ni la fin…Ils sont déroutants.

Enfant, il peut présenter des difficultés à la séparation, aggravée par un divorce de ses parents, des crises de colère et d’agitation pour des frustrations mineures, une rébellion à l’autorité, au cadre, une grande émotivité. Il peut avoir vécu une grande instabilité familiale avec peu de repère pour se constituer une représentation cohérente de son entourage. Progressivement le monde va lui paraître dangereux et malveillant.

Le DSM IV présente neuf critères dont cinq doivent être présents pour élaborer le diagnostic de la personnalité borderline. C’est donc seulement lorsqu’on a affaire à plusieurs symptômes simultanés de forte intensité que la problématique du trouble de la personnalité Borderline doit être envisagée.
Si vous ou une personne que vous connaissez a de façon régulière plus de 5 points suivants, il est possible (mais absolument pas certain) qu’elle souffre de ce trouble de la personnalité. Seul un spécialiste pourra vous le confirmer.

  1. Incapacité à gérer ses émotions ou victime de ses émotions: les personnes passent leur temps à contrôler plus ou moins des émotions qu’elles ne contrôlent pas vraiment ou ne comprennent pas toujours. Changements d’humeurs soudains, intenses rapides ou fréquents, sautes d’humeur.
  2. Problèmes relationnels instables et intenses ponctuées par l’alternance entre les positions extrêmes d’idéalisation excessive et de dévalorisation. Relations de type Amour / Haine. Pense autrui en Tout Bon / Tout Mauvais sans compromis.
  3. Sentiment de déprime, tristesse ou de vide.
  4. Accès de colère fréquents ou imprévisibles (extériorisés ou pas), colère incontrôlable Attaques de rage, agressivité verbale et/ou physique.
  5. Sentiment d’être une  » victime « , incapacité à accepter ses propres responsabilités, Survenue transitoire dans des situations de stress d’une idéation persécutiez ou de symptômes dissociatifs sévères.
  6. Perturbation de l’identité : instabilité marquée de l’image ou de la notion de soi.
  7. Peur de l’abandon (efforts effrénés pour éviter les abandons réels ou imagines).
  8. Comportements impulsifs autodestructeurs comme la Boulimie, Sexualité à risque, Anorexie, Dépenses incontrôlées, Alcool, Drogue, Conduite dangereuse, Abus de médicaments, jeu pathologique…
  9. Tentatives de suicides ou d’automutilation comme se couper, se brûler, se griffer .
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